Couleurs de l'Inde

Désert d'Arizona

Thaïlande

Le Perito Moreno en Argentine

Thaïlande

Fillettes au Népal

Action

Les Whitsundays en Australie

Action

Pains de sucre à Yangshuo en Chine

Action

Chameliers dans le désert indien

Action

Paysage de Nouvelle-Zélande

Action

Les chutes d'Iguazu au Brésil

Action

Cérémonie du thé servi par les geishas au Japon

Action

Le Taj Mahal au coucher du soleil

Action

Trek au Népal

Action

Salar d'Uyuni en Bolivie

Action

Maisons de Chine

Action

Las Vegas

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Le retour

Article écrit par Déborah le 30 sept 2009 | 3 commentaires

BrésilCa devait bien arriver : je suis rentrée !

J’ai mis le temps pour bien réaliser, croyez-moi. Tout est passé si vite ! En fait, ce n’est pas tout à fait vrai : pendant les deux premiers mois de voyage, on a eu l’impression d’avoir la vie devant nous et que ça ne s’arrêterait jamais. Et d’un coup, tout s’est accéléré, vers le Japon et l’Australie. Et finalement me voilà bel et bien de retour après cette belle et grande parenthèse.

Quoi dire en conclusion ? On a déjà essayé d’en raconter un maximum sur ce blog, donc je ne vais pas recommencer ici, ni me lancer dans un résumé qui serait forcément trop réducteur. En fait je préfère faire quelques remarques plus générales, à commencer par le fait que, aussi incroyable que ça puisse paraître, on a rencontré plus de voyageurs qui faisaient un tour du monde pendant ces neuf mois que de voyageurs « normaux », de courte durée. Et le phénomène a l’air de ne faire que commencer… Ca laisse songeur.

Justement, ma transition est toute trouvée pour parler du tourisme de masse. J’en ai déjà parlé récemment à propos des excursions qui laissent un mauvais goût d’arnaques-touristes en bouche, mais là je voulais plus généralement souligner que, on fait un tour du monde, on voit à quel point le monde s’uniformise sous l’effet du tourisme à grande échelle. Non, je ne suis pas désabusée au point de dire que tout est partout pareil, mais globalement il y a quand même une tendance lourde qui consiste à recréer partout le petit confort qu’on a chez-soi : les boutiques sont les mêmes partout, les chaînes de resto sont mondiales… et on peut donc voyager tranquillement sans être trop dépaysé. Dommage pour ceux qu voulaient être dépaysés, justement…

Quoi qu’il en soit, c’est une aventure que je recommande vivement à tous ceux qui peuvent la tenter ! Je ne crois pas qu’on soit très différent en rentrant, mais on est plein de toutes ces expériences dont ce blog n’a été que le maigre reflet. Il s’en est passé des choses pendant ces neuf mois !

Il reste pourtant tant de pays à visiter, tant de choses à voir, à faire…Vivement les vacances ! ;-)

Fukuoka et le Robotsquare

Article écrit par Déborah le 29 avr 2009 | 2 commentaires

JaponNous avons fait une journée-marathon hier : partis de Kyoto le matin, on est allés en train jusqu’au château d’Himeji pour le visiter avant de reprendre le Shinkansen pour Hiroshima où nous avons passé l’après-midi à visiter l’excellent musée de la paix ainsi que le mémorial. (On y a d’ailleurs appris beaucoup sur les détails horribles que nos livres d’histoire passent sous silence, par pudeur ou dans un souci d’apaisement sans nul doute.) Et pour bien achever cette journée, on a pris le train une fois de plus pour amortir nos Japan Rail Pass – un ticket illimité d’une durée d’une semaine dans notre cas – et on est allés jusqu’à Fukuoka, à l’extrême ouest de l’île principale du Japon.

C’est une ville moderne qui, comme toutes les villes modernes ou presque, manque de charme. Elle donne sur la mer, mais sa côte est sacrément bétonnée et industrielle ; malgré cela, c’est une ville qui a de nombreux atouts :
1) comme on est loin de Tokyo, il y a très peu de touristes à Fukuoka ;
2) certes, il vaut mieux éviter de manger du poisson quand on voit où il a été pêché, mais Fukuoka et célèbre pour ses « ramen », les meilleurs du Japon (donc du monde) ;
3) après la journée d’hier, on a besoin d’une bonne journée de repos et, ça tombe bien, il fait vraiment très beau ici (ça nous change).

On est donc allés se balader au hasard de la ville, pour nous retrouver en fin de journée dans ce qui est appelé « le Robotsquare ». Il s’agit d’une de ces choses qu’on n’est pas prêt de voir ailleurs qu’au Japon : ce que les Japonais eux-mêmes qualifient de Silicon Valley des robots (en toute modestie bien sûr).

Ce n’est pas bien grand, mais inutile d’avoir un espace immense pour vendre du rêve comme c’est le cas au Robotsquare : en plus d’un centre de R&D et de démonstrations, c’est un lieu où petits et grands peuvent venir voir et essayer toutes sortes de robots, des premières générations de robots domestiques (qui datent quand même de plus de dix ans au Japon) aux dernières innovations technologiques. On y a vu des choses réellement incroyables… En vrac : des robots-aspirateurs (les seuls qui à ma connaissance aient traversé les frontières à ce jour), des robots-animaux de compagnie, des matchs de foot entre robots, des robots commandés par téléphone portable pour assurer la surveillance de votre maison, des matchs de lutte ou de boxe entre robots… Le tout sous l’œil avisé des enfants (enfin… pas que des enfants, à vrai dire).

Mon préféré ? Un bébé phoque grandeur nature créé à des fins thérapeutiques pour les atténuer la solitude des personnes âgées et des enfants hospitalisés. Pour 3000 €, cette peluche très attachante fait de véritables miracles : on a vu des vidéos de personnes âgées qui, réticentes au premier abord, adoptaient littéralement le robot, allant jusqu’à lui parler ou lui faire des câlins. Wouaw…

Les Inédits du Népal – Where is the cash machine ?

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalLe même jour que le fameux envoi de la tente, depuis Chamé, nous nous sommes rendus compte qu’il allait falloir retirer de l’argent liquide rapidement et probablement sans attendre Pokhara, les prix de la nourriture connaissant une inflation à 3 chiffres. Seulement voilà, les 10 premiers jours du trek, nous passons dans des villages qui ne sont pas reliés par la route et qui n’ont même souvent pas l’électricité et le téléphone. Donc nous avons très très peu d’espoir de trouver un ATM au coin d’une rue. A Chamé, la banque ferme à 15h, ouverture le matin à 10h. Nous paniquons un peu et nous mettons en quête d’un hôtel qui serait prêt à nous offrir un service de « cash back ». Finalement, le principal épicier du village nous propose ce service mais il y a un hic ! Il prend une commission de 10% pour le service rendu. Nous souhaitons retirer 300-400 Euros et cette commission risque donc d’être colossale.
L’épicier, très prospère si l’on en croit son magasin, parle un anglais excellent, me fait un grand sourire, me donne du Monsieur par ci et Monsieur par là. Finalement, la mort dans l’âme, j’accepte son deal car nous avons absolument besoin de cash.

Les Inédits du Népal – La Poste en bêta-testing

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalAprès avoir testé notre nouvelle configuration avec le porteur entre Jagat et Dharapani, nous avons compris que les 18-19 kg que je porte sur le dos risquent de bien m’user dans la période d’acclimatation et sur le passage à 5416 mètres (col de Thorong La). Par ailleurs, une fois passées les toutes premières bourgades comme Ngadi, Kundi, etc., nous ne trouvons plus de camping du tout (en fait les campings sont ouverts surtout en été, en particulier en haute saison, pour compenser le manque relatif de chambres en lodge/hôtel).

La tente n’étant plus un item indispensable dans ce trek, nous décidons de l’envoyer à un hôtel de Pokhara où nous devons passer une fois le trek fini. Dès que nous arrivons à Chamé, nous nous rendons à la Poste, il est 15h55. Le bureau de poste est un peu en retrait de la route principale, c’est une vieille bâtisse obsolète pleine de poussière. Cinq agents de 60-65 ans s’apprêtent à fermer le bureau, l’ambiance est relax (horaires de la Poste au Népal = 10h-16h). Ils nous regardent nous agiter pour essayer de lire les panneaux descriptifs des tarifs par type de colis, poids, destination. Notre choix fait, je demande à ce qu’ils nous emballent la tente convenablement. Attention, je parle d’une tente de montagne North Face dernier cri, à presque 300 euros ! Les employés me font signe qu’il est 16h01 et qu’il faudra revenir demain, je leur demande de m’expliquer comment nous pouvons procéder pour aller vite et le faire le soir-même. Nous ne pouvons pas attendre le lendemain 10h, nous devons repartir vers 8h pour la suite du trek. L’employé me fait signe que non, ce n’est pas possible, il est trop tard. Déborah commence à pleurer, le responsable semble déstabilisé, il regarde gravement Déborah. Il ouvre le contenu du sac de la tente, vérifie ce qu’il contient et le process d’envoi démarre enfin… Ouf ! Près de 20 timbres plus loin, un sceau d’authentification à la cire plus loin, des bordereaux dans tous les sens enfin et nous y sommes, nous les remercions chaleureusement, il est 16h35 et ces 35 minutes ne passeront pas en RTT nous sommes au Népal ici !

Note : nous pouvons attester de la fiabilité de la poste népalaise puisque celle-ci a mis 6 business days pour nous délivrer la fameuse tente à Pokhara. Un modèle de professionnalisme !