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Les Inédits du Népal – Where is the cash machine ?

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalLe même jour que le fameux envoi de la tente, depuis Chamé, nous nous sommes rendus compte qu’il allait falloir retirer de l’argent liquide rapidement et probablement sans attendre Pokhara, les prix de la nourriture connaissant une inflation à 3 chiffres. Seulement voilà, les 10 premiers jours du trek, nous passons dans des villages qui ne sont pas reliés par la route et qui n’ont même souvent pas l’électricité et le téléphone. Donc nous avons très très peu d’espoir de trouver un ATM au coin d’une rue. A Chamé, la banque ferme à 15h, ouverture le matin à 10h. Nous paniquons un peu et nous mettons en quête d’un hôtel qui serait prêt à nous offrir un service de « cash back ». Finalement, le principal épicier du village nous propose ce service mais il y a un hic ! Il prend une commission de 10% pour le service rendu. Nous souhaitons retirer 300-400 Euros et cette commission risque donc d’être colossale.
L’épicier, très prospère si l’on en croit son magasin, parle un anglais excellent, me fait un grand sourire, me donne du Monsieur par ci et Monsieur par là. Finalement, la mort dans l’âme, j’accepte son deal car nous avons absolument besoin de cash.

Une journée de repos à Pokhara

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalAprès quelques discussions avec ma Douce Déborah, nous avons décidé de maintenir des plumes séparées sur notre blog (comprendre par la : des articles indépendants) afin de mieux retracer nos perspectives mutuelles sur ce voyage commun.

Pour ce premier billet en direct du Népal, je vais vous raconter ma journée d’hier ici à Pokhara. Levé vers 9h30 (une vraie grasse matinée après ces 2 semaines de wake up à 6h du matin), j’ai entrepris le nécessaire décrassage du « retour au monde réel » : douche appuyée, rasage de près, brossage de dents de 15 minutes, et surtout lessive de tous nos vêtements. Vers midi, j’ai poussé Déborah à se lever et nous sommes allés bruncher tout près de chez nous sur Lakeside (quartier de Pokhara réservé aux touristes, où la circulation est régulée, l’usage du klaxon interdit par un décret local, bref, un havre de paix). Pour 3 euros, ce petit-déjf fut un vrai festin et nous avons poussé la balade sur les bords du Lac Fewa, le plus grand lac du Népal.

Déborah étant un peu malade (mal au ventre), je suis parti seul à la conquête de la fameuse Pagode de la Paix, cadeau des Japonais au Népal. Perché à plus de 300 mètres au dessus de la ville, au bord du Lac Fewa, j’ai pu prendre quelques jolies photos panoramiques sous un soleil de plomb et des températures estivales (proches de 25°C).

Ce qui nous a frappé au Népal très souvent ces dernières semaines, c’est le silence qui règne un peu partout (en dehors de Kathmandou et Pokhara). Dans nos civilisations occidentales, une journée ne se passe pas sans que l’on retrouve le bruit des moteurs, du voisinage etc. Au Népal, une sensation de « seul au monde » vous envahit très régulièrement du fait du silence total qui n’est troublé que par le bruit du vent dans les arbres. Pas de voix humaine, pas de moteur, bref, juste une sérénité pleine.

En fin de journée, je suis parti pour la Gare Routière Publique principale de la ville, au Nord de Lakeside, à 3km de chez nous environ. Le but de l’expédition était de récupérer des informations fiables sur le prix et la fréquence de la liaison en bus Pokhara-Sunauli (Sunauli est une bourgade népalaise à la frontière avec l’Inde). En soirée, nous nous sommes régalés d’un bon Lakeside Special Steak dans un petit restaurant charmant en extérieur. Alors que le cadre était idyllique, la température douce en soirée et nos plats excellents, il nous est arrivé la désormais classique coupure d’électricité et les responsables du restaurant, plutôt que d’allumer des bougies, ont préféré allumé un épouvantable et bruyant générateur à pétrole dans le jardin pour restaurer le jus.

Ah oui, car il faut le dire, ici comme ailleurs au Népal, nous n’avons de l’électricité que 8 heures par jour seulement. Mais le mieux est qu’à Pokhara, le planning des heures de courant varie chaque jour. Par exemple aujourd’hui, nous avons eu du courant entre 8h et 12h du matin puis 16h et 20h. Demain, nous aurons du courant entre 4h et 8h du matin puis 12h et 16h. Et cela tourne comme ça toute l’année. Autant dire que le créneau minuit-4 heures du matin qui arrive de temps en temps n’est pas le plus utilisé dans un pays où la plupart des gens s’endorment avant 21h tous les jours de l’année.

Cela change complètement nos vies. Pas d’instantanéité ici. Par exemple, les offres de développements photos à l’agence Kodak locale du coin (et oui, pas de Photoservice, pas de Pixmania ou autre Photostation ici) en moins de 2 heures ne valent qu’à partir du moment où ils ont de l’électricité. Cela donne « Nous pouvons avoir nos tirages dans 2 heures c’est bien ça ? » – « Ah bah non désolé, pas aujourd’hui je n’ai pas de courant là, revenez demain ».

Merveilleuse Pokhara

Article écrit par Déborah le 6 fév 2009 | 1 commentaire

NépalPokhara est décidément une ville qui semble n’exister que pour les trekkers fatigués et en mal de confort et de bien-être.

J’ai pris hier ma première douche chaude depuis notre départ de Katmandou. (A vrai dire, c’était aussi ma première vraie douche tout court depuis un moment, parce qu’Alex et moi avons renoncé aux douches froides à cause de la température qu’il fait au-delà de 3000 mètres au Népal… Le premier qui critique, je l’envoie en stage d’hygiène sur le tour des Annapurnas en hiver.) J’ai aussi dîné de tout ce qui nous a fait défaut jusque là : des fruits (même si je n’ai droit qu’aux oranges et aux bananes, pour ne pas être malade), du pain, du chocolat… On trouve absolument tout, ici, et je rêve d’un dîner au resto avec Alex avec vue sur le lac (où les bateaux à moteur sont proscrits) pour une poignée d’euros. Ce qui n’était déjà pas cher pendant le trek devient ici carrément donné…

Et, bien sûr, j’y retrouve aussi Internet après 15 jours de sevrage, et je poste donc à la volée tous les articles que je maintenais au chaud depuis le début de notre trek : ils sont volontairement antidatés sur ce blog pour mieux refléter la réalité de notre périple (ce qui signifie, pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec les blogs, que ces articles apparaissent en-dessous de celui-ci, comme s’ils lui étaient antérieurs).

Info de dernière minute : j’ai bien récupéré Alex !

Tour des Annapurnas – Jour 14

Article écrit par Déborah le 5 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalC’en est fini du trek pour moi ; tandis qu’Alex ambitionne de faire son ascension de 1700 mètres jusqu’à Punhill dans la journée, je prends le bus pour Pokhara où il me rejoindra après-demain soir.

Mais le bus n’est pas plein et c’est finalement en taxi que nous partons : comprenez une Toyota hors d’âge dont je me demande comment elle roule encore. J’ai le privilège d’avoir la place  du mort puisque j’ai payé le prix touristique (pas d’hypocrisie sur ce point, au Népal : tous les services sont au moins trois fois plus cher pour les touristes que pour les locaux, c’est toujours écrit noir sur blanc). Pendant les deux heures de route jusqu’à Beni, j’essaye de ne pas penser à la direction qui menace de lâcher à tout instant et de nous précipiter dans le ravin.

A Beni, je prends un bus (un vrai, cette fois, bien que ce ne soit pas tellement une bonne nouvelle en tant que telle) pour Pokhara ; le trajet se passe sans encombre, même s’il vaut mieux avoir le cœur bien accroché. La route est très belle ; ce trajet de cinq heures est comme un concentré de Népal, un « best of ».

Pokhara elle-même est une ville qui me plaît instantanément à mon arrivée : en pleine nature (entre lac et montagnes), authentique (les vaches traînent dans les rues dans l’indifférence générale), mais tellement plus calme et agréable que Katmandou. Il y fait un bon 25°C mais les touristes se font pourtant rares en cette saison ; on sent pourtant bien que la ville doit en accueillir beaucoup plus en été, comme en témoignent toutes les activités proposées, depuis l’équitation au parapente en passant par le rafting. Le seul problème reste une fois de plus l’électricité : ici, c’est simple, on n’a l’électricité qu’entre 12h et 16h.

P.S. : bonne nouvelle, la tente que nous avions expédié depuis Chamé est bien arrivée à Pokhara !