Huayhuash – Jour 10
Même ce dernier jour, que nous pensions être une journée de marche en descente douce vers Llamac, a été vraiment dur. Nous avions oublié (et surtout fait une petite erreur de calcul) qu’il nous restait un col à passer pour arriver au chiffre magique de huit cols franchis. Eh bien voilà, c’était aujourd’hui.
Ce n’est pas qu’Huayhuash soit un trek particulièrement difficile – en fait, il est bien plus facile que ce que nous nous imaginions au départ – mais sa difficulté est concentrée sur les quatre derniers jours. Et ça, c’est dur pour le moral.

Dernier passage de col
Dernière remarque – ou petit coup de gueule, c’est au choix – par rapport à ce trek : honte aux locaux qui profitent de la manne de touristes qui font ce trek tous les ans ! Sur la route, on ne peut pas dire qu’ils nous sollicitent ni ne nous harcèlent, puisqu’on ne franchit quasiment aucun village au cours de ce trek et que les péruviens sont de toute façon gentils avec les touristes. Mais par contre, on ne peut pas en dire autant de ces quelques individus qui font de la contrebande sur le dos du parc national en rackettant les trekkeurs de quelques dizaines de soles tous les jours pour avoir le droit de franchir une porte, d’emprunter un chemin ou de passer dans un champ. Au total, ce sont près de 40 euros qu’on a du payer par personne pour pouvoir faire ce trek, en échange d’un petit ticket faisant office de droit de passage. Dans notre cas, c’est l’agence qui a les a payés en intégralité, mais ça ne me fait pas moins grincer des dents : d’abord, parce que ça finit par représenter des sommes énormes quand on les rapporte au niveau de vie du pays, et ensuite, parce que c’est de la contrebande qui ne correspond à aucun service rendu ! Mais je me rassure en me disant que le jour où l’inflation de ce petit business juteux sera trop forte, les agences et les touristes finiront par ne plus vouloir faire ce trek et en privilégieront d’autres, ce qui finira par être contre-productif pour les locaux…

Racket sur Huayhuash

