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Désert d'Arizona

Thaïlande

Le Perito Moreno en Argentine

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Fillettes au Népal

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Les Whitsundays en Australie

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Pains de sucre à Yangshuo en Chine

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Chameliers dans le désert indien

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Paysage de Nouvelle-Zélande

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Les chutes d'Iguazu au Brésil

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Cérémonie du thé servi par les geishas au Japon

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Le Taj Mahal au coucher du soleil

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Trek au Népal

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Salar d'Uyuni en Bolivie

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Maisons de Chine

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Las Vegas

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Les Inédits du Népal – Les yeux du petit vieux

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalPeu après notre visite de Durban Square, nous avons pris une petite ruelle au nord-ouest de la fameuse place. Alors que nous ne nous sommes enfoncés que de quelques dizaines de mètres dans la ruelle, nous croisons un petit vieillard sans âge assis (position accroupi façon asiatique, les pieds à plat, les fesses à 5 cm du sol). Il nous sourit gentiment après que nous l’ayons salué du traditionnel « Namasté ». Déborah a flashé sur lui et veut absolument le prendre en photo. Elle lui demande la permission en anglais en faisant des gestes explicites. Lui répond en faisant un grand sourire et un geste de la main qui pourrait ressembler à un coucou amical mais que nous interprétons dans le contexte comme une demande d’argent (5 roupies). Déborah est un peu gênée mais me demande de lui donner les 5 rupies car elle veut le prendre en photo. Lorsque je lui tends le billet de 5 roupies, il me regarde sans comprendre. Son regard fait des va-et-vient interrogateurs entre mon visage et le billet. Déborah le prend en photo à ce moment là.

En fait, nous avons compris après quelques secondes qu’il ne demandait pas d’argent mais voulait juste être notre ami… Moralité : en tant que touriste, nous avons tellement l’habitude d’être farcis que les propositions honnêtes nous semblent du coup toujours les plus tordues ! Pauvres de nous :-)

Les Inédits du Népal – Sur le toit du bus

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalNotre premier trajet en bus de ce tour du monde fut entre Kathmandou et Besisahar, soit environ 150km en 6 heures. Vers la fin de ce trajet, nous avons croisé un autre bus plus touristique qui semblait en panne et on nous a tous demandé de changer de bus. Dans le nouveau bus qui nous a été alloué, on ne nous a proposé que le toit ! Après 10 secondes à se regarder, vaguement inquiets avec Débo, nous avons décidé de tenter le coup. Résultat une demi-heure plus tard, nous comprenons que nous allons devoir parcourir tout de même 40km sur le toit du bus !! La route étant pleine de dos d’âne, nids de poule, pierres…etc, le bus tangue sur ses suspensions approximatives. Déborah qui est assise sur un pneu au milieu du dos se crispe de plus en plus et s’aggripe à mes bras lorsque nous passons près d’un précipice! Elle pousse des cris, les autres jeunes Népalais rient en la voyant affolée… La vue depuis le toit du bus est époustouflante, nous avons la fraîcheur du vent, honnêtement, pour un trajet de moins de 1h30, je trouve cela franchement agréable par beau temps.

Les Inédits du Népal – Saute-mouton dans la nuit noire

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | 2 commentaires

népalRetour de nuit dans notre lodge à Kathmandou dans le quartier de Paknajol. Après un excellent dîner dans un restaurant authentique Newar, nous avons poussé notre soirée jusqu’au dernier cyber café ouvert de Kathmandou, vers 22h00. Les rues sont totalement silencieuses et noires, nous ne croisons que quelques silhouettes grises dans la nuit. Arrivés au portail de notre lodge dans Paknajol (quartier touristique situé immédiatement au Nord de Thamel, le coin des backpackers), nous constatons avec effroi à la lueur de nos lampes frontales qu’elle est fermée par un solide cadenas. Aucun bruit de la cour intérieure. Le portail fait 2 mètres de haut, rien d’impossible à grimper. Je sonne, je tape du pied dans le portail, je re-sonne et n’obtenant aucune réponse, je commence à escalader le fragile portail. A mi-chemin, un gardien arrive tout affolé et ouvre la porte sous moi sans utiliser de clé. Je le regarde abasourdi et je comprends que seul le volant de droite du portail était fermé mais pas celui de gauche… No comment sur cette prouesse !

Une journée de repos à Pokhara

Article écrit par Alex le 8 fév 2009 | Pas de commentaire

NépalAprès quelques discussions avec ma Douce Déborah, nous avons décidé de maintenir des plumes séparées sur notre blog (comprendre par la : des articles indépendants) afin de mieux retracer nos perspectives mutuelles sur ce voyage commun.

Pour ce premier billet en direct du Népal, je vais vous raconter ma journée d’hier ici à Pokhara. Levé vers 9h30 (une vraie grasse matinée après ces 2 semaines de wake up à 6h du matin), j’ai entrepris le nécessaire décrassage du « retour au monde réel » : douche appuyée, rasage de près, brossage de dents de 15 minutes, et surtout lessive de tous nos vêtements. Vers midi, j’ai poussé Déborah à se lever et nous sommes allés bruncher tout près de chez nous sur Lakeside (quartier de Pokhara réservé aux touristes, où la circulation est régulée, l’usage du klaxon interdit par un décret local, bref, un havre de paix). Pour 3 euros, ce petit-déjf fut un vrai festin et nous avons poussé la balade sur les bords du Lac Fewa, le plus grand lac du Népal.

Déborah étant un peu malade (mal au ventre), je suis parti seul à la conquête de la fameuse Pagode de la Paix, cadeau des Japonais au Népal. Perché à plus de 300 mètres au dessus de la ville, au bord du Lac Fewa, j’ai pu prendre quelques jolies photos panoramiques sous un soleil de plomb et des températures estivales (proches de 25°C).

Ce qui nous a frappé au Népal très souvent ces dernières semaines, c’est le silence qui règne un peu partout (en dehors de Kathmandou et Pokhara). Dans nos civilisations occidentales, une journée ne se passe pas sans que l’on retrouve le bruit des moteurs, du voisinage etc. Au Népal, une sensation de « seul au monde » vous envahit très régulièrement du fait du silence total qui n’est troublé que par le bruit du vent dans les arbres. Pas de voix humaine, pas de moteur, bref, juste une sérénité pleine.

En fin de journée, je suis parti pour la Gare Routière Publique principale de la ville, au Nord de Lakeside, à 3km de chez nous environ. Le but de l’expédition était de récupérer des informations fiables sur le prix et la fréquence de la liaison en bus Pokhara-Sunauli (Sunauli est une bourgade népalaise à la frontière avec l’Inde). En soirée, nous nous sommes régalés d’un bon Lakeside Special Steak dans un petit restaurant charmant en extérieur. Alors que le cadre était idyllique, la température douce en soirée et nos plats excellents, il nous est arrivé la désormais classique coupure d’électricité et les responsables du restaurant, plutôt que d’allumer des bougies, ont préféré allumé un épouvantable et bruyant générateur à pétrole dans le jardin pour restaurer le jus.

Ah oui, car il faut le dire, ici comme ailleurs au Népal, nous n’avons de l’électricité que 8 heures par jour seulement. Mais le mieux est qu’à Pokhara, le planning des heures de courant varie chaque jour. Par exemple aujourd’hui, nous avons eu du courant entre 8h et 12h du matin puis 16h et 20h. Demain, nous aurons du courant entre 4h et 8h du matin puis 12h et 16h. Et cela tourne comme ça toute l’année. Autant dire que le créneau minuit-4 heures du matin qui arrive de temps en temps n’est pas le plus utilisé dans un pays où la plupart des gens s’endorment avant 21h tous les jours de l’année.

Cela change complètement nos vies. Pas d’instantanéité ici. Par exemple, les offres de développements photos à l’agence Kodak locale du coin (et oui, pas de Photoservice, pas de Pixmania ou autre Photostation ici) en moins de 2 heures ne valent qu’à partir du moment où ils ont de l’électricité. Cela donne « Nous pouvons avoir nos tirages dans 2 heures c’est bien ça ? » – « Ah bah non désolé, pas aujourd’hui je n’ai pas de courant là, revenez demain ».