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Thaïlande

Le Perito Moreno en Argentine

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Fillettes au Népal

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Les Whitsundays en Australie

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Pains de sucre à Yangshuo en Chine

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Chameliers dans le désert indien

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Les chutes d'Iguazu au Brésil

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Cérémonie du thé servi par les geishas au Japon

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Le Taj Mahal au coucher du soleil

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Trek au Népal

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Salar d'Uyuni en Bolivie

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Maisons de Chine

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Las Vegas

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La bonne surprise du jour

Article écrit par Déborah le 13 sept 2009 | 1 commentaire

ArgentineComme pour faire mentir mon article précédent, on a fait aujourd’hui une excursion parfaitement réussie dans la région de Cafayate. Mais plus extraordinaire encore, on est carrément tombés sur une petite pépite dont les locaux n’ont pas encore compris l’intérêt touristique. Le parc de Los Cardones qu’on traverse pour se rendre à Cafayate est en effet digne de certains des meilleurs parcs américains qu’on a pu visiter en Arizona ou en Utah. Il est en fait un peu moins grandiose, mais se rattrape sur sa diversité ; c’est assez difficile à concevoir si on n’a jamais vu ces parcs, mais une structure rocheuse spécifique et un niveau de précipitations particulier combinés créent des espèces de sculptures naturelles avec le temps qui sont de toute beauté.

aquebrada_de_cafayate

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Et c’est fou de voir que les mêmes tours opérateurs qui survendent des excursions pas du tout incroyables ou simplement gâchées par le nombre d’à-côtés inutiles qui leur sont ajoutés, sont capables d’ignorer que ces paysages sont fabuleux. Ils ne constituaient pas l’objet de notre excursion, à vrai dire ; notre guide (excellent, au demeurant) ne savait d’ailleurs pas quoi en dire. Il ne faisait qu’essayer maladroitement de nous faire voir des formes d’animaux imaginaires dans la montagne sans savoir qu’il aurait bien aussi pu ne rien dire et nous laisser admirer la beauté de cet endroit. J’imagine que ce parc n’a rien d’exceptionnel aux yeux des Argentins, mais je ne peux pas vous expliquer le plaisir que j’ai eu à découvrir cet endroit qui sera certainement surexploité touristiquement le jour où les locaux auront pris conscience de son intérêt à nos yeux.

Halte à la globalisation touristique

Article écrit par Déborah le 12 sept 2009 | Pas de commentaire

ArgentineAu risque de passer pour la dernière des blasées (ce que je suis indéniablement devenue au cours de ce voyage de toute façon…), je me dois de pousser un énième coup de gueule sur ce blog. A vrai dire, j’ai celui-ci sous le coude depuis assez longtemps déjà, mais je voulais l’utiliser en guise de conclusion de ce voyage et de ce blog. Le problème, c’est que je n’y tiens plus : après une excursion comme celle d’aujourd’hui, je suis obligée de parler dès maintenant des aberrations du tourisme de masse.

On est actuellement dans la très jolie région de Salta, au nord de l’Argentine. Sans même parler de l’amateurisme honteux de certains tours opérateurs, je trouve déjà incroyable qu’on puisse à l’heure actuelle entrer dans cinq agences différentes et se voir proposer cinq fois la même chose avec cinq fois le même discours, souvent avec les mêmes photos à l’appui. Mais ce n’est même pas le pire.

Le pire, c’est quand vous partez pour votre excursion du jour pour voir « la montagne aux sept couleurs ». Je vous vois venir : vous pensez qu’avec un nom pareil, ça sent l’arnaque à plein nez. Eh bien détrompez-vous, c’est très joli, la montagne aux sept couleurs. Oui, oui, vraiment.

La montagne aux sept couleurs

La montagne aux sept couleurs

Le vrai problème, c’est qu’on vous a vendu une journée d’excursion de 12 heures (un argument ridicule pourtant utilisé sans scrupule de plus en plus fréquemment), ce qui permet d’en justifier le prix ; ensuite, les organisateurs n’ont plus d’autre choix que de « meubler » leur tour. Et ça, c’est vraiment agaçant. Vous avez bien démarré votre journée, vu ce que vous vouliez voir… et puis ça devient le grand n’importe quoi. On vous emmène dans un marché d’« artisanat local » où l’on vous propose d’acheter des pulls tricotés en laine de bébé lama, en vous expliquant qu’il s’agit d’une qualité de laine bien meilleure encore que celle des lamas adultes ; et inutile de préciser que celui qui vous les vend porte un jean et un pull bien de chez nous, fabriqué dans un pays où on n’a jamais vu de lama. Ensuite on vous raconte que vous allez pouvoir visiter le village le plus traditionnel de la région, et vous vous retrouvez dans un village qui a du être authentique un jour, mais qui ne vit plus désormais que grâce aux cars de touristes qui y défilent sans cesse ; dans la rue, on peut entendre jouer la bande originale de Titanic à la flûte de pan grâce à un petit vendeur de CD qui diffuse ses meilleurs titres au haut-parleur (il a aussi « Dancing Queen » du groupe ABBA, si vous préférez). Non, je n’exagère pas, et de toute façon ça ne s’invente pas.

Je n’ai même pas envie de tout raconter tellement je suis écoeurée et tellement ces tours nous font perdre espoir de laisser un jour des plus jeunes que nous voir quelque chose de réellement original de ces pays ; et je le dis ici, mais j’aurais pu le dire de l’Inde, du Vietnam ou du Pérou. Je n’y vois même pas de solution, et au fond c’est bien ça qui est le plus frustrant : je ne vois pas comment m’empêcher de penser que c’est inéluctable.