Couleurs de l'Inde

Désert d'Arizona

Thaïlande

Le Perito Moreno en Argentine

Thaïlande

Fillettes au Népal

Action

Les Whitsundays en Australie

Action

Pains de sucre à Yangshuo en Chine

Action

Chameliers dans le désert indien

Action

Paysage de Nouvelle-Zélande

Action

Les chutes d'Iguazu au Brésil

Action

Cérémonie du thé servi par les geishas au Japon

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Le Taj Mahal au coucher du soleil

Action

Trek au Népal

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Salar d'Uyuni en Bolivie

Action

Maisons de Chine

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Las Vegas

Action

Halte à la globalisation touristique

Article écrit par Déborah le 12 sept 2009 | Pas de commentaire

ArgentineAu risque de passer pour la dernière des blasées (ce que je suis indéniablement devenue au cours de ce voyage de toute façon…), je me dois de pousser un énième coup de gueule sur ce blog. A vrai dire, j’ai celui-ci sous le coude depuis assez longtemps déjà, mais je voulais l’utiliser en guise de conclusion de ce voyage et de ce blog. Le problème, c’est que je n’y tiens plus : après une excursion comme celle d’aujourd’hui, je suis obligée de parler dès maintenant des aberrations du tourisme de masse.

On est actuellement dans la très jolie région de Salta, au nord de l’Argentine. Sans même parler de l’amateurisme honteux de certains tours opérateurs, je trouve déjà incroyable qu’on puisse à l’heure actuelle entrer dans cinq agences différentes et se voir proposer cinq fois la même chose avec cinq fois le même discours, souvent avec les mêmes photos à l’appui. Mais ce n’est même pas le pire.

Le pire, c’est quand vous partez pour votre excursion du jour pour voir « la montagne aux sept couleurs ». Je vous vois venir : vous pensez qu’avec un nom pareil, ça sent l’arnaque à plein nez. Eh bien détrompez-vous, c’est très joli, la montagne aux sept couleurs. Oui, oui, vraiment.

La montagne aux sept couleurs

La montagne aux sept couleurs

Le vrai problème, c’est qu’on vous a vendu une journée d’excursion de 12 heures (un argument ridicule pourtant utilisé sans scrupule de plus en plus fréquemment), ce qui permet d’en justifier le prix ; ensuite, les organisateurs n’ont plus d’autre choix que de « meubler » leur tour. Et ça, c’est vraiment agaçant. Vous avez bien démarré votre journée, vu ce que vous vouliez voir… et puis ça devient le grand n’importe quoi. On vous emmène dans un marché d’« artisanat local » où l’on vous propose d’acheter des pulls tricotés en laine de bébé lama, en vous expliquant qu’il s’agit d’une qualité de laine bien meilleure encore que celle des lamas adultes ; et inutile de préciser que celui qui vous les vend porte un jean et un pull bien de chez nous, fabriqué dans un pays où on n’a jamais vu de lama. Ensuite on vous raconte que vous allez pouvoir visiter le village le plus traditionnel de la région, et vous vous retrouvez dans un village qui a du être authentique un jour, mais qui ne vit plus désormais que grâce aux cars de touristes qui y défilent sans cesse ; dans la rue, on peut entendre jouer la bande originale de Titanic à la flûte de pan grâce à un petit vendeur de CD qui diffuse ses meilleurs titres au haut-parleur (il a aussi « Dancing Queen » du groupe ABBA, si vous préférez). Non, je n’exagère pas, et de toute façon ça ne s’invente pas.

Je n’ai même pas envie de tout raconter tellement je suis écoeurée et tellement ces tours nous font perdre espoir de laisser un jour des plus jeunes que nous voir quelque chose de réellement original de ces pays ; et je le dis ici, mais j’aurais pu le dire de l’Inde, du Vietnam ou du Pérou. Je n’y vois même pas de solution, et au fond c’est bien ça qui est le plus frustrant : je ne vois pas comment m’empêcher de penser que c’est inéluctable.

Buenos Aires

Article écrit par Déborah le 25 août 2009 | Pas de commentaire

ArgentineC’est étonnant, mais j’aime vraiment beaucoup Buenos Aires. Si je parlais espagnol et qu’on s’y sentait un peu plus en sécurité, je dirais même que j’adore.

Après ce qui nous est arrivé au Chili, vous comprenez bien qu’on est un peu refroidis. Carrément paranos, même. Et pourtant, ça ne nous a pas empêché de nous faire arnaquer par un taxi à la sortie de l’aéroport, alors qu’on n’était pas en Argentine depuis une heure. On a aussi assisté à un vol à la tire en pleine rue, en pleine journée. Bref, de ce côté-là, c’est pas l’extase. On peut faire attention tant qu’on veut, les arnaqueurs et les voleurs sont de vrais professionnels ici.

C’est dommage, parce que pour le reste, la vie ici est vraiment agréable ; Buenos Aires est la première capitale que nous visitons dans ce tour du monde qui a du charme. C’est une ville très développée, bien plus encore qu’au Chili, mais qui compte beaucoup d’immeubles anciens à l’architecture haussmannienne ; l’influence européenne est partout, y compris dans le fait que les Argentins ont la peau beaucoup plus claire que les Chiliens (a fortiori que les Péruviens) et ressemblent donc beaucoup à des Espagnols ou des Italiens.

Et puis il y a l’ambiance : toutes ces petites places sur lesquelles on peut voir des couples danser un tango, la cuisine excellente et pas chère, le métro en bois, le mythe d’Eva Peron toujours bien présent…

Grâce à Céline qui nous rejoint pendant 15 jours sur ce périple argentin, nous avons récupéré un appareil photo… Une vraie bonne nouvelle, non ?

Huayhuash – Jour 10

Article écrit par Déborah le 8 août 2009 | Pas de commentaire

PérouMême ce dernier jour, que nous pensions être une journée de marche en descente douce vers Llamac, a été vraiment dur. Nous avions oublié (et surtout fait une petite erreur de calcul) qu’il nous restait un col à passer pour arriver au chiffre magique de huit cols franchis. Eh bien voilà, c’était aujourd’hui.

Ce n’est pas qu’Huayhuash soit un trek particulièrement difficile – en fait, il est bien plus facile que ce que nous nous imaginions au départ – mais sa difficulté est concentrée sur les quatre derniers jours. Et ça, c’est dur pour le moral.

Dernier passage de col

Dernier passage de col

Dernière remarque – ou petit coup de gueule, c’est au choix – par rapport à ce trek : honte aux locaux qui profitent de la manne de touristes qui font ce trek tous les ans ! Sur la route, on ne peut pas dire qu’ils nous sollicitent ni ne nous harcèlent, puisqu’on ne franchit quasiment aucun village au cours de ce trek et que les péruviens sont de toute façon gentils avec les touristes. Mais par contre, on ne peut pas en dire autant de ces quelques individus qui font de la contrebande sur le dos du parc national en rackettant les trekkeurs de quelques dizaines de soles tous les jours pour avoir le droit de franchir une porte, d’emprunter un chemin ou de passer dans un champ. Au total, ce sont près de 40 euros qu’on a du payer par personne pour pouvoir faire ce trek, en échange d’un petit ticket faisant office de droit de passage. Dans notre cas, c’est l’agence qui a les a payés en intégralité, mais ça ne me fait pas moins grincer des dents : d’abord, parce que ça finit par représenter des sommes énormes quand on les rapporte au niveau de vie du pays, et ensuite, parce que c’est de la contrebande qui ne correspond à aucun service rendu ! Mais je me rassure en me disant que le jour où l’inflation de ce petit business juteux sera trop forte, les agences et les touristes finiront par ne plus vouloir faire ce trek et en privilégieront d’autres, ce qui finira par être contre-productif pour les locaux…

Racket sur Huayhuash

Racket sur Huayhuash