Un pays qui gagne à être connu
Bien sûr, je sais bien que la guerre civile fait rage au Sri Lanka depuis déjà trop longtemps ; mais personne ne m’ôtera de la tête que ce pays gagne vraiment à être connu. Paradoxalement, c’est aussi pour cette raison que le Sri Lanka sort réellement du lot à nos yeux : il souffre cruellement du manque de touristes, pour le plus grand bonheur de ceux qui osent s’y aventurer. Mais qu’on ne se méprenne pas sur mes propos : on s’y sent parfaitement en sécurité. Bien sûr il y a des militaires tous les 30 mètres à Colombo (ville à éviter de toute façon) ; bien sûr il y a des contrôles d’identité plus fréquents qu’ailleurs et des « restricted areas » où l’on ne peut exprimer ses talents de photographe. Mais on retient surtout de ce pays la gentillesse extrême des gens, leur accueil partout chaleureux et leur sourire en toutes circonstances. Un trésor bien rare de nos jours !
Et pour ce qui est de ses paysages, le Sri Lanka est là encore assez gâté : ça manque un peu de diversité, mais que voulez-vous, ce n’est pas immense non plus ! Et quoi qu’il en soit, c’est absolument fabuleux pour des amoureux de nature. Avec plus de 12 réserves et parcs nationaux, il y a de quoi voir des animaux sauvages ou des espèces d’oiseaux parmi les plus rares au monde. Et la côte est superbe, avec ses plages qui ne souffrent pas encore d’un tourisme de masse.
Les amateurs de culture y seront aussi ravis puisque le triangle culturel, même si nous n’avons pas eu le temps de le faire, semble combler ceux qui ont exploré le nord du pays. Mais nous avons de toute façon la ferme intention d’y revenir !
Je lisais récemment dans les Echos (numéro du 13 Février 2009) un article intéressant sur la façon dont Starbucks, premier acheteur de café dans le monde, pratique le commerce équitable avec les producteurs d’arabica au Costa-Rica.
Quelques heures de bus plus loin, c’est à Tangalla que nous avons posé nos valises ; la ville est réputée pour ces magnifiques plages, malgré les séquelles encore visibles ça et là du tsunami de décembre 2004. Le Lonely Planet du Sri Lanka n’ayant pas été mis à jour depuis une éternité, nous avons marché le long de la plage déserte en quête d’un hébergement ; on peut pour le moins dire que notre stratégie s’est révélée payante, puisqu’on a trouvé des petits bungalows très mignons, avec terrasse privative et donnant directement sur la mer, pour une somme tout à fait honnête. La propriétaire, une Anglaise, nous a en effet confié les avoir fait construire il y a moins de six mois mais ne pas réussir à avoir un taux d’occupation satisfaisant.
Comme le dit si bien le Lonely Planet, « ce n’est pas le Kénya » ; mais le Yala National Park tire bien son épingle du jeu. C’est le plus connu des nombreux parcs nationaux que compte le Sri Lanka, et pour un premier safari, je dois bien dire que j’en garde de très bons souvenirs.