L’îles des Pins
C’est avec beaucoup d’impatience que je me suis rendu avec le Betico, un bateau à grande vitesse local, vers l’Ile des Pins, le Paradis comme on l’appelle ici. Cette île de 15km par 15km est réputée pour être un ancien bagne de la France et pour ses pins colonnaires, immenses piliers forestiers qui dominent le paysage. Le relief et la côte morcelée donnent un charme fou à l’île des Pins, surtout dans la partie sud et est. La piscine naturelle et la Baie d’Oro sont magiques et la baie de Kanemura que vous verrez un peu plus bas sont des rêves pour snorkeleurs en mal d’une session de PMT (Palmes Masque Tuba), comme on dit ici.
Par contre, la côte Ouest est assez quelconque et l’île presente moins d’intérêt que Lifou sur le plan culturel.
Je ne dirais pas non plus que Lifou manque de beauté (l’aquarium de la Baie de Jinek sur Lifou notamment est incroyable) et c’est pourquoi je pense que les deux îles sont aussi belles l’une que l’autre, quoi que différentes.
Enjoy the pictures !
A 240 km de Nouméa par bateau se trouve la petite île de Lifou, qui est tout simplement l’île paradisiaque qu’on voit sur toutes les cartes postales de la Nouvelle-Calédonie. C’est un peu le paysage qu’on s’attendait à voir sur la Grande-Terre, à Nouméa ou ailleurs. Les gens sont souriants et adorables, les plages sont magnifiques et désertes, et il est bien difficile de dire de quoi les gens vivent tellement il semble y avoir peu d’activité : les visiteurs de l’île comme nous se comptent sur les doigts d’une main et il n’y a d’ailleurs pas les infrastructures nécessaires pour accueillir des touristes (imaginez qu’il faut prévenir les restaurants avant 15h si on veut y dîner, sous peine de les voir fermés le soir). Le look local ? Chapeau de paille et T-shirt Coca-Cola pour les hommes, et robes colorées pour les femmes, bien sûr. Le début de l’hiver est absolument indétectable dans cette jungle de cocotiers, dont les femmes tressent les feuilles pour en faire des paniers tandis que les hommes partent à la chasse, fusil en main. C’est un autre monde. C’en est même presque trop, comme si on était en pleine parodie.