Après être allés à Nara puis Osaka (où on a visité un des plus beaux aquariums du monde), on est revenus à Tokyo hier soir pour faire l’ascension du mont Fuji aujourd’hui. C’était un peu un pari, parce qu’on n’avait pas vérifié les conditions météo avant et qu’on n’a désormais plus de marge de manœuvre ou presque (on prend l’avion pour Sydney demain soir) ; mais ça en valait vraiment la chandelle.
Ceux qui disent que le Fuji est une montagne comme les autres n’ont pas les yeux en face des trous. Un peu comme lorsqu’on est allés à la baie d’Halong, ce qui étonne le plus d’abord quand on va au mont Fuji est de le voir, la première fois, au détour d’un virage, se dresser au milieu de nulle part. C’est saisissant.
Le reste se raconte difficilement : il ne faisait pas spécialement beau, mais la vue était bien dégagée et c’est déjà plus que ce qu’on osait espérer. On est monté en bus jusqu’à la 5ème étape de l’ascension du Fuji dans la ferme intention de faire le reste de l’ascension dans la journée (1700 mètres de dénivelé positif, quand même), mais ça nous a été fortement décommandé compte tenu du niveau de neige en ce début de saison. Et pour cause : depuis les 2000 mètres d’altitude où nous nous trouvions, on pouvait déjà marcher dans une hauteur de neige assez récalcitrante. N’ayant pas pris avec nous notre matériel du Népal, on a préféré laisser tomber et descendre les 2000 mètres en question à pied.
C’était un peu ambitieux, je vous le dit tout de suite. Moins que l’ascension, mais pas si raisonnable que ça quand même. Il nous a fallu plus de cinq heures pour faire cette descente que nous avons terminée dans la nuit (mais nous avions déjà rejoint une route éclairée, heureusement), et c’est plus de 25 kilomètres que nous avons parcourus jusqu’à la gare qui nous a ramené heureux mais éreintés à Tokyo.