L’Inde, en conclusion
Je peux désormais l’avouer, je n’ai jamais eu d’affinité avec les quelques Indiens qu’il m’a été donné de rencontrer avant ce voyage. Sans pouvoir vraiment me l’expliquer, je les trouvais égoïstes, prétentieux et en un mot, désagréables.
Aujourd’hui, je ne peux pas dire que mon opinion ait changé. Par contre, je m’explique beaucoup mieux ce ressenti.
L’Inde n’est certainement pas le pays exceptionnel qu’on s’imagine (en tout cas pas le pays exceptionnel que j’imaginais) ; le Taj Mahal est sublime, et le Rajasthan compte quelques très beaux palais et forts. Mais de là à en faire une destination magique, pleine de charme et de de poésie, il y a un pas que je ne franchirai pas.
J’ai trouvé l’Inde sale et polluée ; sans aller trop loin dans les détails scabreux, il est impossible de recenser tous les Indiens que nous avons vu uriner dans la rue, n’importe où, et ce quelle que soit la ville où nous nous trouvions. Je passe sur les divers désagréments que cela engendre, pour m’attarder plutôt sur leur manque de conscience écologique. Certes, ils ont d’autres priorités ; mais quand on visite l’Inde, on se demande vraiment à quoi bon faire des bilans carbone et autres limitations d’émissions des gaz à effet de serre quand des pays asiatiques comme celui-ci ne font rien de leur côté (non, je n’ai pas dit qu’ils étaient seuls en cause, bien sûr !).
D’ailleurs, à propos de priorités, on se demande vraiment quelles sont celles de l’Inde quand on constate que le pays ne dispose toujours pas d’infrastructures décentes : les coupures d’électricité sont quotidiennes, les routes sont encore trop rarement dignes de ce nom, et nous avons même eu l’occasion de visiter par hasard une école élémentaire qui se trouvait dans un temple et où il n’y avait ni tables, ni chaises. Pas étonnant dans ces circonstances qu’on ait vu des enfants jouer avec des préservatifs (que leur avaient sans doute donné des touristes) pour en faire des ballons, alors que leurs parents eux-mêmes ne semblaient pas en connaître l’utilité tant leurs enfants étaient nombreux.
Pour ce qui est des Indiens, disons seulement qu’ils sont peu doués pour le business, rarement aimables de façon générale et qu’on dénote un amateurisme et une paresse très prononcés dans tout ce qu’ils entreprennent ; paradoxalement, ils sont très fiers d’eux-mêmes et de leur pays et entretiennent leur propre mythe en regardant des films de Bollywood à outrance.
L’hindouisme, enfin, est une religion très démonstrative qui à mon sens présente peu d’aspérités, entretient leurs illusions et leur vision simpliste du monde qui les entoure.
Bref, ce fut un pays pleins de surprises, même si elles ne furent pas toutes bonnes, et intéressant à bien des égards en définitive. Je suis réellement contente de l’avoir visité, j’y ai vraiment beaucoup appris.
P.S. : Cet article ne se veut nullement polémique ; il est seulement le reflet d’une opinion personnelle. Je m’excuse par avance si j’ai pu heurter des susceptibilités, ce n’est vraiment pas dans mes intentions.
Voilà une bonne idée qu’on voudrait voir se diffuser un peu partout en
Nous voici déjà presque au terme de notre périple indien, puisque nous sommes arrivés aujourd’hui à Agra, la ville où se trouve le Taj Mahal. Une bien belle fin de parcours, on peut le dire !