Ayers Rock
L’eau est plus chère que les jus de fruits, le prix de l’essence flambe, la température est carrément plus chaude qu’au sud de l’Australie : pas de doute, on est bien à Alice Springs, au milieu de l’Australie (c’est-à-dire au milieu de nulle part). On est en plein « outback », ce désert broussailleux si propre à l’Australie qui abrite la plupart des Aborigènes du pays. On les voit partout dans les rues, désoeuvrés et inadaptés à cet environnement urbain, dans l’indifférence la plus totale. C’est assez triste à voir, en fait.
Alors que vient-on faire à Alice Springs, haut lieu du tourisme en Australie ? On vient (souvent de loin) voir Ayers Rock. Ou Uluru, pour les Aborigènes. Mais si, vous savez, Ayers Rock, ce gros rocher rouge sacré aux yeux des Aborigènes à qui ces terres appartiennent…
Pour le voir, il faut rouler 450 km depuis Alice Springs, la ville digne de ce nom la plus proche. Et là, tout à coup, au moment où on s’y attend le moins, il se dresse, en plein milieu de rien. C’est ce qu’il a de plus impressionnant, en fait. Pour le reste, eh bien… Il est comme on l’imagine, ni plus ni moins ; ou plus exactement comme on l’a vu 50 fois en carte postale avant de le voir en vrai.
Bref, je n’ai pas été touchée par le mysticisme du lieu, même s’il y a beaucoup à apprendre dans la région sur les Aborigènes et sur le désert australien (ce que j’ai trouvé très intéressant, en revanche).
Mais parce que les couleurs d’Ayers Rock sont belles et changent au fil de la journée, je mets quelques photos en ligne pour compléter celles qu’a mises Alex :

Ayers Rock le matin

Ayers Rock le midi

Ayers Rock l'après-midi

Ayers Rock au coucher du soleil
Ce qui est bien, en Australie, c’est que si vous ne savez pas où aller ni quoi voir, les Australiens, eux, le savent pour vous : quand on appelle une route la « Great Ocean Road » (ou GOR pour les intimes), on fait forcément un petit appel de pied aux touristes.
Allez, arrêtons de nous plaindre : après les deux jours que nous venons de passer en Tasmanie, on ne peut vraiment pas regretter de ne pas être allés jusqu’au bout de nos convictions avec l’Overland Track.